Un an de prépa vient de se terminer. Un an de cours, de colles, de DS, de stress, de peur, de frustration, de fatigue, de travail, de gelsenium 15 CH (non je ne me droguais pas lol, c'est de l'homéopathie !). Bilan ? Mitigé. Il y a un an, j'étais heureuse d'être acceptée, de pouvoir me faire ma propre opinion sur la prépa. Scolairement, ça ne s'est pas trop mal passé. Mais on a beau s'imaginer, malgré tout...tant qu'on n'y est pas, on ne peut pas savoir. On a un peu l'impression d'être dans un cocon, assez dangereux en fait : on n'a pas le temps de penser à l'orientation, à l'après, à sa vie personnelle, à ses choix, à ce qui se passe en dehors de nous et de notre petit monde d'hypokhâgne. On « passe le plus clair de notre temps dans notre chambre » à travailler, et ça ne paie pas toujours. Alors quand on se retrouve en fin d'année, comme ça, ça fait bizarre. Là, je me retrouve face à un choix, une fois de plus. Et les choix, c'est pas trop mon truc, j'ai horreur de ça lol. Pour choisir entre le a) ou le b) d'un test stupide, je mets déjà un quart d'heure, alors là... En théorie je ne devrais pas me poser de question : je suis admise en khâgne, je devrais sauter de joie et faire la fête...mais ce n'est pas tout à fait ce qui se passe dans ma tête. Quel esprit normalement constitué se réjouirait à la vue de toute la bibliographie qui nous attend pour ces vacances lol, à la pression du concours de l'ENS (à la base, c'est le but de la prépa, je l'oublie trop souvent), et au fait que certaines qui le méritaient bien plus que moi ne sont pas acceptées en khâgne ? Alors à la rentrée, serai-je plutôt du côté de la C128 ou de l'amphi ? L'avenir nous le dira. Enfin, du moins l'avenir proche, parce qu'il va falloir que je me décide (Faudrait savoir c'que tu veux, faudrait savoir c'que tu veux...).
Avec tout ça, on en oublie qu'on est enfin en vacances. Enfin, entre le conseil de classe, les inscriptions et les courses d'orientation à la fac, on n'a pas pu bien se rendre compte lol. Pour le moment, je ne ressens pas le « baby blues de la prépa », je trouve toujours quelque chose à faire (mon côté enfant unique sans doute lol). Juste de la tristesse car c'est la fin de l'année, comme toujours, quand on se dit que notre petit noyau dur d'amies va se disloquer pendant un petit moment à chaque coin du Sud-Ouest. Livrés hors du cocon à de nouveaux problèmes qui se posent : nouvel apart, orientation, avenir... Quelle vie on mène quand on a 18 ans !